Un projet européen pour renforcer le rôle des Hautes Écoles comme acteurs de la recherche

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Après près d’un an de travail, c’est fait : SynHERA vient de déposer « PeRRIpheral ». Une proposition de projet en réponse à l’appel européen : « Swafs-14 ». Pour ce faire, notre cellule Europe a collaboré avec 5 pays différents ainsi qu’avec plusieurs partenaires académiques et publics. Mathias Lucas, Conseiller Europe chez SynHERA, a accepté de nous en dire plus ce projet. 


Qu’est-ce que l’appel à projets Swafs-14 ?

« Supporting the development of territorial Responsible Research and Innovation » est un appel à projets financé par la Commission européenne dans le cadre du programme « Horizon 2020 ». 

Cet appel a pour objectif d’augmenter les interactions entre la recherche scientifique et la société. Swafs-14 vise ainsi à créer plus de connexions entre ces deux mondes en permettant, entre autres, aux citoyens de participer activement aux activités de recherche. Ils pourront, par exemple, faire part de leurs centres d’intérêts, contribuer aux travaux de recherche et à l’analyse qui peut être faite des résultats.  Grâce à cette approche, nous sommes donc dans une recherche plus accessible et plus participative.

De plus, Swafs-14 émet l’hypothèse que les méthodes à adopter pour rendre la recherche plus participative ne seront pas les mêmes selon le contexte (géographique, historique, économique, environnemental…) dans lequel on se trouve. Par exemple, on ne pourra probablement pas inciter un citoyen belge à s’intéresser à la recherche de la même façon qu’un citoyen du sud de l’Europe. Il est important de prendre en compte ces différents facteurs pour adapter correctement les méthodes utilisées.  

Quel a été le rôle de SynHERA dans le cadre de cet appel ?

Cela fait près d’un an que nous travaillons sur ce projet… Avant tout, nous avons dû en définir les bases, les objectifs et un programme de travail qui permette de répondre aux différentes questions soulevées par l’appel. À partir de là, nous avons dû trouver des partenaires pertinents, belges et européens.

En Belgique, nous avons décidé de collaborer avec la HELMo. Cette Haute École travaille sur la transition écologique et les inégalités sociales, une recherche qui adopte déjà la philosophie de la participation citoyenne. Nous avons également sollicité le Service Public de Wallonie, en tant qu’autorité régionale en charge de la recherche et l’innovation, qui nous a répondu favorablement.

À l’international, nous avons travaillé avec des Hautes Écoles situées dans cinq pays différents : en Allemagne, en Pologne, au Portugal, en Suède et en Suisse.

Vous avez finalement déposé le projet : European Universities of Applied Science as privileged actors for RRI implementation in peripheral territories (acronyme : PeRRIpheral). Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistera ce projet et quels seront ses objectifs ?

« PeRRIpheral » est un projet axé sur les zones dites « périphériques » et sur le rôle des Hautes Écoles dans la dynamique des activités de recherche et d’innovation qui s’y développent. Nous n’allons pas travailler sur les grandes villes. Ici, nous nous intéresserons plutôt aux régions plus rurales, éloignées des grands centres d’activités. Nous pensons que grâce à leur distribution géographique étendue, les Hautes Écoles y jouent là un rôle essentiel de promoteur de la science. Ce rôle, nous voulons le mettre en évidence et le renforcer. 

Pour ce faire, la première étape sera d’établir une cartographie des écosystèmes de la recherche et de l’innovation au sein des différents territoires étudiés. Ensuite, nous nous focaliserons sur la place et le rôle des Hautes Écoles dans ces écosystèmes, tout en répertoriant les interactions existantes avec la société et les citoyens.

Sur base de ces cartographies, nous dégagerons et discuterons des pratiques et méthodes utilisées par les différents partenaires du projet. Nous en identifierons les « bonnes pratiques » que nous rassemblerons dans une série de recommandations et guidance pour une meilleure participation du citoyen dans la recherche.  

Ces recommandations, nous comptons les répercuter au sein du réseau des Hautes Écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles et auprès des autorités publiques. Les autres pays participants feront de même.

Maintenant que le projet est déposé, quelles seront les prochaines étapes ?

Nous aurons les résultats de l’évaluation fin septembre. En cas d’évaluation favorable, le contrat sera préparé endéans les trois mois, et le projet pourrait commencer début 2021 pour une durée de trois ans. SynHERA aura plusieurs rôles importants : la coordination générale du projet et les activités de communication autour de celui-ci. 




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